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Surcharge mentale chez les femmes : causes, signes et solutions pour s’en libérer

  • nbettini91
  • 27 déc. 2025
  • 5 min de lecture


Charge mentale chez les femmes : mythe ou réalité ?


Préparer le petit-déjeuner, gérer les enfants, vérifier les sacs, lancer une machine… puis filer au travail, enchaîner les réunions, répondre aux mails, traiter les urgences, penser aux courses et prévoir le dîner… cela vous parle ?

Avez-vous l’impression d’être constamment sollicitée par l’organisation, la gestion et l’exécution de multiples tâches. Ressentez-vous cette sensation d’avoir l’esprit saturé, comme si vos pensées s’embrouillaient et que tout devenait accablant.

Loin d’être une simple impression ce phénomène est bien réel et porte un nom : la surcharge mentale.

Une étude de l’IFOP révèle que 73 % des femmes se sentent submergées par ce poids invisible au quotidien

Est-ce une fatalité ?

Non, car il est possible de s’en libérer et je vais vous expliquer comment dans cet article.

 


Surcharge cognitive, de quoi parle-t-on ?

Imaginez porter plusieurs sacs de courses à la fois. Chaque sac est gérable individuellement, mais au fur et à mesure que l’on en ajoute, le poids devient de plus en plus difficile à supporter. C’est exactement ce qui se passe lorsque les responsabilités et les tâches s’accumulent.

 

Ce trop-plein sature vos capacités cognitives et émotionnelles. Le cerveau reste constamment en alerte, incapable de se reposer, car il doit sans cesse anticiper, organiser, ou résoudre des problème.


Pourquoi Les femmes sont-elles plus touchées ?


Ce n’est pas un phénomène strictement féminin pourtant il semble davantage toucher les femmes. L’enquête IFOP de 2023 dont je parlais plus haut, révèle que 73% des Françaises se sentent dépassées par les responsabilités quotidiennes, contre 52% des hommes.

Pourquoi une telle différence ? Les femmes consacrent en moyenne 4 heures par jour aux tâches domestiques quand les hommes y passent 2 heures. C’est elles aussi qui gèrent 71 % des tâches parentales au sein des foyers.


Les signes de la surcharge mentale


Pour savoir si vous aussi vous êtes touchée, voici quelques signes révélateurs :


  • Un sentiment d’épuisement persistant

La fatigue mentale est un indicateur clé qui peut également s’accompagner d’irritabilité


  • Vous gérez tout, pour tout le monde

Impression de devoir penser à tout en permanence


  • Votre to-do list ne désemplit jamais organiser, anticiper, rappeler, vérifier, planifier non stop


  • Les petites tâches deviennent sources d’angoisse


  • Votre esprit est toujours ailleurs, vous avez du mal à vous concentrez d’oublis fréquents ou d’une sensation de dispersion.



Les risques d’une surcharge mentale non gérée


Lorsqu’il s’installe dans la durée et n’est pas pris en compte, le stress mental peut avoir des conséquences importantes sur la santé physique, émotionnelle et relationnelle.

 

À force de fonctionner en tension permanente, le corps finit par réagir : troubles du sommeil, fatigue chronique, maux de tête, douleurs musculaires ou baisse de l’immunité. Ces signaux physiques sont souvent les premiers à alerter lorsque l’équilibre est fragilisé.


Sur le plan émotionnel, cette fatigue mentale peut favoriser l’anxiété, le découragement et un sentiment de lassitude profond. À terme, cet état peut évoluer vers un épuisement mental et émotionnel, voire un burn-out.


Les relations personnelles et professionnelles peuvent également en pâtir. Le manque de disponibilité mentale, l’irritabilité ou l’impression de ne jamais en faire assez peuvent créer des tensions, renforcer la culpabilité et accentuer le sentiment d’isolement.


Le risque principal réside dans la normalisation de cet état. Beaucoup de femmes continuent à avancer « comme si de rien n’était », pensant que cet état fait simplement partie de la vie. Pourtant, ignorer la surcharge mentale revient souvent à s’éloigner progressivement de soi, de ses besoins profonds et de ses aspirations. 


Comment alléger la surcharge mentale ?


Comment arrêter d’être partout à la fois, de penser à tout, tout le temps, en se disant souvent que ce n’est pas suffisant ?

Comment appuyer sur le bouton ‘pause’ et retrouver une vie équilibrée ?

 


J’aimerais vous parler de Charline, 43 ans, mariée, deux enfants et cadre dans une entreprise de travaux publics.


Il lui arrivait régulièrement en pleine réunion de décrocher totalement et de penser au devoir du petit dernier, ou du repas du soir, du prochain rendez-vous chez le dentiste de l’ainé. Sans doute comme beaucoup d’entre vous.


Elle se levait le matin, fatigué et se couchait épuisée

Sa vie était de plus en plus ‘chaotique’ disait-elle : tensions à la maison, tensions au travail. Plus elle en faisait, plus elle en avait à faire. Elle se sentait seule et au bout du rouleau, totalement vide et dépassée.


Un jour elle a décidé de dire stop, il fallait que cela change avant que tout « explose en plein vol »

Elle a donc décidé de chercher une aide pour se sortir de cet épuisement qui cachait à peine le risque d’un burn-out.

Charline m’a contactée sur les conseils de son médecin, avec l’envie de s’en sortir vraiment.


Ensemble nous avons réussi à redéfinir ses priorités, ses besoins, à organiser sa vie différemment.

Peu à peu, elle a pu se départir du poids de cette charge mentale qui menaçait sa santé.


Aujourd’hui elle me dit être une maman moins stressée ce qui se ressent aussi sur le bien-être de ses enfants, une femme plus ancrée et une épouse « moins directive » ajoute-t-elle en riant.

Au travail également elle a pu appliquer certaines stratégies que nous avions vues ensemble pour une vie professionnelle plus saine et apaisée.


Alléger la charge cognitive ne signifie pas tout changer du jour au lendemain. Il s’agit plutôt d’un processus progressif, basé sur la conscience, l’ajustement et la bienveillance envers soi-même.


Les étapes


La première étape consiste à rendre ce poids visible.

Mettre des mots sur ce que vous portez mentalement permet déjà de prendre du recul.

Écrire, réfléchir, observer ses pensées aide à distinguer l’essentiel du superflu.

 

Ensuite, il est utile de questionner certaines croyances : devez-vous vraiment tout gérer seule ? Toutes les responsabilités que vous assumez sont-elles réellement les vôtres ?

Apprendre à déléguer, à poser des limites et à dire NON peut considérablement alléger la charge mentale.

 

La reconnexion à soi est une autre étape importante dans le processus.

Identifier ses besoins, ses valeurs et ses priorités permet de faire des choix plus alignés, et de sortir du mode automatique.

Même de petits ajustements peuvent créer un sentiment d’espace et de respiration intérieure.

 

Enfin, prendre du recul sur son fonctionnement, être accompagnée dans cette réflexion ou s’autoriser à envisager d’autres façons de faire peut ouvrir de nouvelles perspectives. Il ne s’agit pas de tout contrôler, mais de retrouver une relation plus douce et plus consciente avec son quotidien.



La surcharge mentale au féminin n’est ni une norme ni une fatalité. Faire de la place est possible — et pour celles qui le souhaitent, le programme FAIRE DE LA PLACE. que je propose, accompagne ce mouvement vers plus de légèreté.




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